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UNEP : Catherine Muller, présidente de l’Union Nationale des Entreprises du Paysage, présentait ce mardi 6 octobre 2015 les chiffres clés de la branche du paysage 2013-2014 Spécial

thumb_UNEP-CATHERINE-MULLER-CP-6-OCT-2015Catherine Muller, présidente de l’Union Nationale des Entreprises du Paysage (Unep) a dévoilé ce mardi 6 octobre 2015 les chiffres clés de la branche du paysage 2013-2014. Après une croissance continue au cours de ces dix dernières années, les chiffres témoignent aujourd’hui d’un secteur arrivé à maturité. Même si l’on constate, sur la période 2013-2014, une légère croissance (ce qui est plutôt remarquable dans un contexte économique morose), le chiffre d’affaires global du marché se stabilise à 5,34 milliards d’Euros, la croissance du nombre d’entreprises est proche de zéro (+200 entreprises par rapport à 2012, soit 28 600 entreprises en 2014) et le nombre d’actifs décroît (-1,5 %). Pourtant, les entrepreneurs du paysage gardent le moral car ils sont conscients que leurs activités correspondent aux attentes des consommateurs en termes d'environnement, de nature et d’amélioration du cadre de vie. Pour preuve, 83 % des chefs d'entreprise interrogés restent « confiant dans l'avenir ». En outre, afin de répondre aux attentes des Français (nouvelles compétences exigées dans le génie végétal, la gestion « zéro pesticides », …), les entreprises se professionnalisent, continuent d’investir et de former leurs salariés. Mais le début d’année 2015 demeure préoccupant en raison, entre autres, d’une forte contraction des marchés publics liée à la baisse des dotations des collectivités locales…

2013-2014 : Un chiffre d’affaires et un nombre d’entreprises stables

Entre 2004 et 2012, le chiffre d’affaires du secteur avait fortement progressé (+31 % en huit ans). En 2014, il se stabilise pour afficher 5,34 milliards d’Euros, soit une augmentation de 1,5 % en deux ans. La croissance du nombre d’entreprises marque elle aussi le pas : entre 2012 et 2014, on compte 200 créations nettes de sociétés, soit 0,7 % d’entreprises de plus en deux ans. Les 28 600 entreprises de la branche sont principalement des structures récentes et de petite taille : 62 % ont moins de huit ans d’existence et 63 % n’emploient aucun salarié.

« 1,5% de croissance entre 2012 et 2014, cela paraît peu. Pourtant ce chiffre témoigne de la capacité de résilience des entreprises du paysage dans un contexte économique morose où la crise est venue grever les budgets des particuliers et des collectivités. Vecteur de lien social et de santé publique, climatiseur urbain face au réchauffement climatique, le végétal ne saurait se résumer à un atout uniquement esthétique, ce que les Français ont bien compris en le plaçant au cœur de ses préoccupations pour la ville de demain. » explique Catherine Muller, présidente de l’UNEP.

Une politique d’investissement dynamique

La stabilité du secteur se mesure aussi à l’aune de sa politique d’investissement. En 2014, 56 % des entreprises du secteur ont investi et l’on constate une augmentation de la part du chiffre d’affaires global qui y est consacrée (5,5 %). Les investissements ont principalement consisté en l’acquisition de matériel de chantier, d’outillages et de véhicules.

Des effectifs resserrés mais toujours plus professionnels

Le nombre d’actifs, salariés et non-salariés, diminue de 1,5% pour s’établir à 91 100 en 2014. Cette évolution traduit globalement les anticipations des entrepreneurs quant à une évolution défavorable de leur activité, notamment sur les marchés publics. Après huit ans d’augmentation continue des effectifs, on constate une diminution importante du nombre des embauches, ainsi qu’un non-renouvellement des contrats précaires (saisonniers et CDD). Le nombre d’apprentis a également baissé pour la première fois cette année passant de 14% à 12,5% du nombre des salariés, principalement à cause de l’absence de message clair de la part des pouvoirs publics sur les aides existantes.

Pour répondre toujours mieux aux demandes de leurs clients, les entrepreneurs misent sur la professionnalisation de leurs équipes. Ainsi, les embauches se font à un niveau plus élevé d’études : 71% des salariés étaient diplômés en 2001 ; 13 ans après, ils sont plus de 81% à détenir un diplôme. La formation continue est elle aussi prisée par les entrepreneurs : 27% des salariés ont suivi une formation en 2014. Surtout, la durée moyenne des formations est de 8,5 jours en 2014, soit 3 jours de plus qu’en 2012 (9 jours pour les ouvriers et 9,5 pour les employés). Par conséquent, paysagiste est un métier qui ne s’improvise pas.

1er semestre 2015 : un début d’année préoccupant

L’activité des entreprises du secteur se contracte globalement de -2 % au 1er trimestre et enregistre une nouvelle baisse de -3 % au 2ème trimestre.

Des situations contrastées selon les clientèles

Les marchés publics enregistrent une baisse record de -6% au 1er trimestre et -4% au 2ème trimestre, par rapport à la même période de l’année précédente. Les attentes des citoyens en matière d’espaces verts semblent ne plus être entendues par les collectivités, obligées de réduire leurs dépenses. Pourtant, chaque espace vert urbain, en améliorant la qualité de vie des habitants, est un atout indéniable pour les municipalités.

Quant au marché privé collectif, il tente de se maintenir : s’il enregistre lui aussi une baisse de -3,5% au 1er trimestre il remonte de 1% au second.

Dans le sillon d’une fin d’année difficile, l’activité auprès de la clientèle des particuliers ne parvient pas totalement à se redresser au cours de ces deux premiers trimestres 2015. L’activité des paysagistes enregistre un recul de 1% de son chiffre d’affaires tant au 1er qu’au 2ème trimestre 2015.

L’activité de création de jardins et d’aménagements paysagers a particulièrement souffert en ce début d’année : - 4% au 1er trimestre et – 3,5% au 2ème trimestre. Les activités d’entretien résistent mieux (- 1,5 % sur les deux trimestres).

Des perspectives pourtant encourageantes

Les carnets de commandes occupent la 1ère place des préoccupations des chefs d’entreprise. En effet, plus de trois chefs d’entreprises sur dix expriment cette inquiétude. En lien avec la mauvaise orientation de son activité, les marchés publics (entrés dans le Top 10 le semestre dernier) sont la 3ème cause de leurs préoccupations, juste après le maintien de l’activité (2ème cause).

Parallèlement à ces données préoccupantes, les effectifs des entrepreneurs du paysage se renforcent. Le taux d’embauche est légèrement supérieur au taux de départ tandis que la proportion d’entreprises déclarant avoir investi rebondit (55% contre 48% en fin d’année 2014). Les entrepreneurs se montrent également confiants puisqu’ils anticipent à 65% le maintien de leurs marges.

Et Catherine Muller, Présidente de l’Unep, conclut : «  En cette année de COP21, il n’est plus possible de nier l’importance de nos entreprises du paysage et de nos métiers pour répondre aux enjeux environnementaux et de santé publique. Nos métiers sont promis à un bel avenir à condition de continuer à nous remettre sans cesse en question, à nous former, à innover, pour répondre toujours mieux aux attentes de nos clients et aux besoins des Français : chaque jardin compte ! »

Bon à savoir :

● Le rapport « Les chiffres clés 2015 du secteur du paysage » a été réalisé avec les chiffres fournis par l’interprofession Val’hor, recoupés avec les données fournies par la MSA, et grâce au soutien de Provea et du Groupe AGRICA. L'enquête a été menée de mars à mai 2015, sur un panel de 1243 entreprises, sachant que le marché -dans son ensemble- regroupe 91 100 actifs.

● Un tiers des entreprises du paysage sont des entreprises de services à la personne, pour de petits entretiens de jardin de particulier et 62 % des entreprises ont moins de huit ans d'existence.

● Il faut remarquer une très forte concentration des entreprises du paysage en région Rhône-Alpes et PACA. En effet 17 % des entreprises sont basées dans ces secteurs géographiques.

● La région PACA réalise 750 millions d'euros de chiffre d'affaires, un résultat équivalent à celui de Paris. Toutefois la typologie des entreprises du paysage n'est pas la même entre ces deux régions : sur Paris il s'agit de grosses entreprises (qui travaillent surtout avec des collectivités ou des institutionnels). En revanche, dans la région PACA il y a surtout de petites entreprises (qui travaillent avec des particuliers ou des retraités assez aisés).

● A noter : la disparité du chiffre d'affaires par actif entre les entreprises sans salarié et les entreprises qui comptent de 20 à 49 salariés. En effet, chiffre d'affaires par actif se situe à 29 200 € pour les entreprises sans salariés et à 95 000 € par actif, pour les entreprises de 20 à 50 salariés. Quant aux entreprises de plus de 50 salariés, elles réalisent un chiffre d'affaires par actifs inférieurs : 71 800 €. En effet, les entreprises de plus de 50 salariés travaillent principalement avec des marchés publics, des marchés qui ont des budgets « serrés », des marchés sur lesquels s’exerce aussi une concurrence très vive.

À propos de l’Union Nationale des Entreprises du Paysage :

  • L’Unep est la seule organisation professionnelle représentative des 28 600 entreprises du paysage reconnue par les pouvoirs publics.
  • Ses missions consistent à défendre et promouvoir les intérêts de la profession, et à informer et aider ses adhérents (70 % d’entre eux ont moins de 10 salariés) dans leur vie d’entrepreneur.
  • Son organisation en unions régionales lui permet d’entretenir des relations de proximité avec ses adhérents.

À propos du Groupe AGRICA :

  • AGRICA gère les assurances collectives des salariés du paysage en cas d’arrêt de travail, d’invalidité et de décès, complète les remboursements de frais de santé des salariés et de leur famille, propose des solutions pour améliorer les revenus à la retraite.
  • Le Groupe AGRICA est l’interlocuteur privilégié des entreprises et des salariés du monde agricole en matière de retraite complémentaire, de prévoyance, de santé et d’épargne.
  • Avec plus 700 00 0 retraités et 1,5 million de cotisants dans plus de 170 000 entreprises, AGRICA est le groupe de référence du monde agricole.

À propos de Val’Hor :

Val'hor : Interprofession française de l'horticulture, de la fleuristerie et du paysage

Association de loi 1901, reconnue en 1998 par les pouvoirs publics, Val'hor représente les professionnels du végétal d'ornement (les arbres, les plantes, les fleurs). Il s'agit de 50 000 entreprises spécialisées, réalisant plus de 11 milliards d'euros de chiffre d'affaires et représentant 160 000 emplois.

Val'hor est constituée des organisations professionnelles représentatives des secteurs :

  • de la production (horticulteurs, pépiniéristes, semenciers),
  • de la distribution et du commerce horticole (fleuristes, jardineries, grossistes, libres services agricoles),
  • du paysage et du jardin (paysagistes, entrepreneurs du paysage).

Val'hor a pour mission de :

  • Développer la consommation de produits et services par la communication et la promotion collective.
  • Réaliser des programmes d'expérimentation en matière d'innovation technique.
  • Favoriser le recrutement dans la filière par la valorisation des métiers et des savoir-faire.
  • Elaborer et mettre en œuvre des règles et disciplines de qualité et de certification.
  • Développer la connaissance du marché et de la filière par la réalisation et la diffusion d'études.
  • Optimiser les mécanismes du marché et la synergie entre les professionnels du végétal.

Source : Unep

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Dernière modification le samedi, 06 janvier 2018 19:13

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