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THE GREEN CITY : Rotterdam, ville-pilote en matière de jardins urbains et de toitures végétalisées, est prête à faire face aux changements climatiques

L’Ambassade du Royaume des Pays-Bas en France a organisé, au cours de l’automne 2017, un voyage d'étude afin de permettre à des professionnels des espaces verts de découvrir, aux Pays-Bas, de nouvelles solutions d'utilisation du végétal en ville. L’occasion, en effet, de mettre en avant des réalisations significatives avec des choix de variétés adaptées à la végétalisation urbaine, de nouveaux concepts de paysages et des projets urbains à Rotterdam... A ce propos, à une époque où le verdissement des villes devrait être considéré comme un enjeu environnemental majeur, Rotterdam est déjà une ville-pilote en la matière, employant toutes les surfaces disponibles à cette fin et particulièrement les toitures de différents types d'immeubles. L'objectif est clair : apporter un environnement plus vert dans les cités et ce, au moyen de mises en application variées et efficaces. Ainsi, force est de constater que les Pays-Bas ne font pas les choses à moitié dans ce domaine, entre autres devant l’urgence plus marquée dans le pays de faire face aux changements climatiques.

Petit rappel

Comme une bonne part de la moitié ouest du pays, Rotterdam est en grande partie au-dessous du niveau de la mer et doit faire face au problème d’évacuation des eaux. Le principe est connu : les eaux sont pompées en partie basse, et évacuées dans des canaux qui aboutissent à la mer. Ils sont terminés par des écluses, ouvertes à marée basse et fermées, naturellement, à marée haute.

Le système, bien rodé par des siècles d’application, fonctionnait fort bien, sauf accident, mais les changements climatiques déjà perceptibles et plus encore, ceux à venir, faussent la donne. En effet, au lieu des précipitations moyennes et relativement régulières qui permettaient une évacuation raisonnée, les pluies prennent de plus en plus une forme « tropicale » : forts abats d’eau en un temps très court, d’où risque d’inondation, particulièrement à marée haute.

Des zones de fixation

Tous les moyens ont été mis en œuvre pour lutter contre ce risque. Le quartier de la gare, tout nouvellement redessiné à la suite de travaux colossaux, a vu son terre-plein drainé vers un réservoir souterrain de haute capacité. D’autres exemples existent de constructions récentes (parkings, entre autres), qui comportent d’office des réservoirs de ce type, qui permettent de gérer les trop-pleins.

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Les plantations ne sont pas innocentes en la matière. Leur multiplication représente autant de zones-tampon, qui ralentissent le flux liquide. Sans compter la consommation directe faite par les plantes, qui fixent l’eau dans leurs tissus et en évaporent une bonne partie par transpiration.

Feu de tout bois

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Les surfaces « perdues » que représentaient les toits n’échappent pas, pour ce rôle, aux urbanistes et écologistes néerlandais. Elles se répartissent en divers types. Une partie de la ville, rebâtie après la guerre, est constituée de buildings modernes, à toits plats. Ces derniers offrent tout naturellement autant de surfaces utilisables, non seulement pour les plantations, mais également, suivant leur nature et la résistance des planchers, pour installer des aires conviviales, aires de jeu, installation de panneaux solaires…

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Les jardins suspendus entiers doivent être établis avec circonspection, étant donné le poids supplémentaire qu’ils représentent. Le plus souvent, on établit un pourtour de vastes jardinières, au ras des murs porteurs. C’est la zone de meilleure résistance, d’une part, et d’autre part, ces jardinières servent de garde-corps. Les types de jardins de ce genre vont de l’ornemental classique au potager éducatif, accueillant non seulement les légumes, mais également une partie sauvage, refuge de la microfaune et comportant même des ruches.

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Des toits à tout faire

Les toits anciens (en pente), étant donné leur configuration même et leur moindre résistance, ne peuvent naturellement faire place à des jardins. Il leur reste, comme pour les toits plats les plus fragiles, la possibilité de toitures plantées. Celles-ci sont composées de modules très étudiés , particulièrement légers et applicables à peu près partout. Les végétaux qui les composent sont spécialement choisis (sédums) pour leur résistance tant au froid qu’à la chaleur et persistent toute l’année.

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Le rôle de ces toitures végétalisées est loin d’être innocent, entre autres parce qu’elles servent d’isolation très efficace pour les bâtiments. Par ailleurs, la configuration particulière des meilleurs modules permet non seulement de les fixer solidement, mais également de faire passer discrètement et aisément en-dessous divers circuits (récupération de l’eau, câbles des panneaux solaires…). Les réservoirs d’eau éventuels sont installés au sol dans ce cas.

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Un modèle à suivre ?

C’est donc la conjonction des tous ces moyens qui permettra, à terme, de faire face aux désordres climatiques, et le modèle est applicable partout, en particulier chez nous. Nos problématiques en matière d’eau sont sensiblement différentes, le manque étant plus fréquent que l’excédent, en la matière. Le principe des retenues d’eau (barrages, citernes…) n’est certes pas neuf, mais ne s’applique guère que sur le grand paysage.

On peut déjà voir dans le modèle néerlandais un principe à adopter chez nous pour réguler les précipitations en zone méditerranéenne urbaine, par exemple, où les dégâts sont loin d’être innocents en cas de pluie. Mais un peu partout également, où il sera loisible de la conserver, comme le bien précieux qu’elle devient, à redistribuer en période de pénurie. Encore timides, ces applications, face aux bouleversements climatiques déjà sensibles, vont sans doute devenir une norme impérative d’ici peu.

Bon à savoir :

La filière horticole a mis en place la structure « Green Cities » (alimentée par des études de WUR, Wageningen-University-Research) et ses programmes « Greenery & Work », « Greenery : more than beauty and health » et « Greenery & residential ».

Plus d’info sur : The Green City.com
Reportage : Philippe Bonduel

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Dernière modification le mardi, 17 avril 2018 13:08

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