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UPJ : Découvrez les conséquences passées sous silence dans le cadre de l’adoption, le 22/07/2015, du projet de loi sur la Transition Energétique pour la croissance verte

UPJ-Union-des-Entreprise-cParis, le 22 juillet 2015, le projet de loi sur la Transition Energétique pour la croissance verte a été adopté en dernière lecture par l’Assemblée Nationale. Concernant les produits phytosanitaires, l’article 18 bis a été voté avançant l’interdiction d’utilisation à 2017 pour les collectivités et 2019 pour les jardiniers amateurs. Pour Jacques My, Directeur général de l’UPJ : « Une fois de plus, le gouvernement se positionne en gendarme et non en pédagogue. Il est plus que dommageable que cette loi fasse fi des avancées et progrès enregistrés. L’absence de concertation est elle aussi incompréhensible. Bien que sollicitée à plusieurs reprises, Madame la ministre Ségolène Royal a toujours refusé de recevoir et d’échanger avec les professionnels du secteur autour des problématiques phytosanitaires »...

Une décision prise à la hâte et sans concertation

L’adoption du projet de loi est incompréhensible pour les élus locaux et les fabricants de produits jardin, surtout que ces derniers avaient déjà été au centre des améliorations contenues par la loi « Labbé ».

Les professionnels réunis autour de Jacques My, Directeur général de l’UPJ, « regrettent cet acharnement lourd de conséquences » et déplorent que les parlementaires n’aient pas pris en compte la réglementation française actuelle : « Les produits de jardin pour les amateurs sont déjà évalués et homologués (impacts sur l’environnement et la santé) par les autorités compétentes avant leur mise sur le marché et aucun produit dangereux pour la santé n’est donc mis en vente. Près de 50% des produits jardin sont des prêts à l’emploi dilués à plus de 80% par rapport aux produits destinés au monde agricole. Dans ce cas, faudrait-il aussi interdire l’utilisation de ces produits aux agriculteurs ? ».

Pour l’UPJ il est important de rappeler que les professionnels se sont déjà engagés dans un processus de réduction d’utilisation des produits phytosanitaires afin de diminuer leur impact sur l’environnement. Comme le précise Jacques My, « entre 2008 et 2013, la réduction des volumes de traitements chimiques dans les espaces publiques s’élevait à 25% ». Une fois de plus, le gouvernement se positionne en gendarme et non en pédagogue. Il est plus que dommageable que cette loi fasse fi des avancées et progrès enregistrés.

L’absence de concertation est elle aussi incompréhensible. Bien que sollicitée à plusieurs reprises, Jacques My ajoute que : « Madame la ministre Ségolène Royal a toujours refusé de recevoir et d’échanger avec les professionnels du secteur autour des problématiques phytosanitaires ».

Les bienfaits de la synthèse niés, les limites du naturel oubliées

« Les parlementaires ont été aveuglés par le dogme opposant la chimie au naturel », explique Guillaume Roth, Président de l’UPJ. En effet, depuis des mois l’UPJ tient à tempérer la systématique opposition entre chimie et naturel : aucune des deux solutions n’est parfaite. Il est primordial de se préoccuper de l’environnement et de la santé, mais cela ne doit pas se faire à l’emporte-pièce. N’oublions pas que beaucoup de produits de synthèse ont été créés dans le but de pallier les insuffisances des produits naturels et/ou d’en réduire les impacts environnementaux. Il est d’ailleurs avéré que certains produits naturels ont un classement toxicologique plus lourd que leur double synthétique.

Un combat utile qui nécessite du temps

Guillaume Roth rappelle que « décréter arbitrairement une date n’est pas une avancée ». Dans deux ans, les produits phytosanitaires ne seront plus vendus et donc plus utilisés, mais quels seront les produits de remplacement ? Trouverons-nous des moyens de combattre la forte émergence des nouveaux ravageurs et maladies ? A l’échelle scientifique, où l’on estime à 10 ans la création de nouveaux produits, le délai de 24 mois semble dérisoire pour mettre en place une transition efficace et la reconversion des fabricants.

Pour Jacques My : « On ne peut pas se réjouir de cette décision qui engendrera la disparition des solutions pour protéger et soigner les végétaux. A cela s’ajoute la mise en péril immédiate de 2 000 postes dans des zones où l’accès à l’emploi n’est pas évident. Enfin, les solutions dites alternatives - comme le désherbage à l’eau chaude ou l’utilisation de la binette - ont un coût non négligeable et les collectivités devront augmenter leur budget dédié à l’entretien de leurs espaces verts, ce qui sera difficile pour les plus petites d’entre elles. L’UPJ a toujours œuvré pour la prise de mesures efficaces dans l’optique d’un jardinage responsable à la fois en faveur du secteur et de l’environnement. Pour cela, l’association de professionnels a proposé des solutions concrètes dans son rapport Avenir Jardin. Dommage que ces solutions n’aient pas été lues. »

A propos de l’UPJ :

• L’UPJ, Union des entreprises pour la Protection des Jardins et des espaces publics, est l’organisation professionnelle de référence en matière de jardins et d’espaces publics. Créée en 1944, l’UPJ regroupe aujourd’hui 32 sociétés couvrant les domaines des produits de protection des plantes, des amendements organiques, des supports de culture (terreaux), des engrais, et des biocides.

• La mission première de l’UPJ est de sensibiliser les jardiniers professionnels et amateurs à un jardinage responsable. Un jardinage responsable passe par l’utilisation de produits d’entretien et de soins de jardin adaptés, à la bonne dose, au bon moment, et dans le respect de la santé des jardiniers et de l’environnement.

• L’UPJ prône la coexistence intelligente entre les produits de synthèse, les produits naturels et les techniques complémentaires dans la gestion des espaces verts ou dans les pratiques de jardinage. Cette fédération professionnelle est, de longue date, un partenaire engagé auprès des pouvoirs publics et de l’ensemble des parties prenantes.

Source : UPJ

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Dernière modification le samedi, 06 janvier 2018 18:41

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